Wroclaw « La venise du nord »

Traversée par le fleuve Oder,  surnommée « Venise polonaise », la ville de Wroclaw, en polonais, Breslau en allemand et jadis Vratislavie en français, devient rapidement un centre économique important, du fait de sa situation géographique dans une région fertile, et par la suite du bassin industriel de la Silésie. Ville universitaire depuis 1702 par l’Acte de l’empereur Léopold 1er, elle compte aujourd’hui dix facultés dans toutes les disciplines.

Polonaise, Wroclaw aura le sort de la région qui passera de la Pologne à la couronne de Bohême, en 1335 (dans le Saint Empire romain germanique), et à l’Autriche en 1526. Elle deviendra prussienne, par le Traité de Teschen en 1779  entre la Prusse et l’Autriche et intègrera l’Empire allemand en 1871.

A nouveau polonaise par les accords de Potsdam en 1945, la ville repris son ancien nom, Wroclaw. S’ensuivirent des expulsions systématiquement organisées :  les populations allemandes, considérées comme une menace pour la stabilité de la future Europe, furent remplacées  par les polonais dont une partie venait des territoires perdus par la Pologne à l’est de la ligne Carzon, au profit de l’URSS.

Dernière ville forteresse à tomber (quatre jours après le chute de Berlin), incendiée et pillée, Breslau est détruite à plus de 70%. Aujourd’hui, la vieille ville est presque totalement restaurée et ses monuments préservés.   Wrocław a du réinventer son identité pour une population de déracinés.  Dé-germanisation violente, puis polonisation de la ville et des mentalités, en 2012, Wrocław n’a pas hésité à faire de son « multiculturalisme » et une supposé tradition de tolérance, ses principaux arguments de campagne afin de devenir Capitale européenne de la Culture pour 2016.

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Dresde, « La Florence de l’Elbe »

Capitale de la Saxe, Dresde est la quatrième ville de l’Allemagne, derrière Berlin, Hambourg et Cologne. Village de pêcheurs en 1206, la ville se développa au début du XVIIème siècle.

Souvent ravagée par les guerres : la guerre de Sept Ans, la bataille de Dresde avec Napoléon 1er, elle fut détruite à plus de 60% à la fin de la seconde guerre mondiale sous les bombardements alliés, du 13 au 15 février 1945.

Tombée dans l’escarcelle soviétique à la fin de la Seconde guerre mondiale, comme beaucoup de villes de la République Démocratique Allemande, durant 45 ans ses trésors architecturaux seront laissés à l’abandon pour de hideux immeubles d’habitations rectangulaires et des grandes avenues servant aux manifestations de masse. La « Florence de l’Elbe » n’en avait plus que le nom.

La reconstruction de Dresde a été très lente, compte-tenu de la réticence des hiérarques du régime à ressusciter les splendeurs du passé : ils voulaient gommer tout souvenir des gloires d’antan et fonder une ville « socialiste ». Après  la chute de la dictature communiste en Allemagne en 1989,  la reconstruction prit toute son ampleur à partir de 1990 à l’initiative musicien dresdois Ludwig Güttler.

La reconstruction de la Frauenkirche  est un des beaux exemples. L’église est rebâtie à l’identique  sous le patronage de l’État de Saxe et de l’Église protestante. Une fois le déblayage des gravats achevé, la première pierre du nouvel édifice est posée le 27 mai 1994. Toutes les pièces encore existantes furent  soigneusement répertoriées grâce à l’informatique,  et celles  irrémédiablement détruites reconstruites  à l’identique, notamment les cloches et la croix dorée surplombant l’église. Cette croix a été financée par des crédits britanniques, en signe de réconciliation.  À l’intérieur de l’église, en 1996, la voûte de la crypte est reconstruite. Les travaux d’assemblage se poursuivent jusqu’en 2002 et la reconstruction totale est achevée à l’automne 2005.

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La fièvre de l’or

La piste de Chilkoot pass, White pass, le Klondike, Jack London, autant de noms et de drames qui sont rattachés à la fièvre de l’or. Le mythe romantique d’une vie d’aventure est encore présent dans ces paysages grandioses.

La ville d’ Atlin a été l’une des  plus riches de la ruée vers l’or du Klondike. Considérée comme la dernière grande ruée de la Colombie-Britannique, deux mineurs, Fritz Miller et Kenneth MacLaren, découvrent la première pépite dans la rivière  Pine Creek en 1898. Rapidement,  plus de 5000 candidats occuperont la région dont beaucoup d’entre eux, mineurs fatigués et découragés par les difficultés pour atteindre Dawson City au Yukon.

En 1899, Atlin était en plein essor. Important centre minier  de la région, il fut aussi l’un des points de conflit de frontière avec l’Alaska.

La compagnie Placer poursuit l’exploitation minière le long des tributaires du lac Atlin et les mines d’or de la région représentent encore aujourd’hui une valeur de production dépassant les  $ 23,000,000. La petite ville  d’Atlin garde et protège son unique histoire : les maisons, précieusement conservées, les restes d’ exploitations abandonnées, les victimes de cette fièvre de l’or dans le vieux cimetière, le bateau à aubes le « Tarahne » qui veille tel un phare sur les berges du lac.

La ruée vers l’or du Klondike a transformé le visage du Nord du Canada. Des confins peu connus sont devenus des terres d’avenir, de la Colombie Britannique jusqu’au nord du Yukon; mais cette exploitation des sols a laissé, et laisse encore, des blessures profondes :  rivières détournées et leur lit exhibé en vastes tas de gravats, forêts entaillées, sols fragilisés et empoisonnés par le cyanure utilisé pour son extraction.

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