De la Blyde River à Pilgrim’s

Situé le long de l’Estern Escarpement, le plateau central et le Drakemsberg s’effondrent à l’est dans la plaine du Lowveld. La Blyde River y creuse un impressionnant canyon et la vue porte par endroit jusqu’aux abords du Mozambique. « Le canyon de la rivière de la joie » et en afrikaans « Blyderivierspoort », est profond de 700 mètres de schistes argileux et de quartzite. Dominé par les Three Rondavels,  trois massifs rocheux à l’allure de huttes traditionnelles zouloues, le canyon s’étend sur 20 km en îles et falaises aux plateaux et aux pentes couvertes de broussailles et de lychens. De nombreux points de vue comme « la fenêtre de Dieu » offrent des panoramas féériques et la région est propice aux pins, aux eucalyptus, et de nombreuses exploitations s’y développent.

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Le nom de « Blyde River » fut donné en 1840 par les femmes de pionniers voortrekkers; elles attendaient leurs maris et comme ils ne revenaient pas et les pensant disparus, elles baptisèrent la rivière proche « Treur River » (rivière des pleurs). Parties à leur recherche, elles les retrouvèrent sur le bord d’une autre rivière qu’elles nommèrent « Blyde River (rivière de joie).

Teur et Blyde se rejoignent aux Bourke’s Luck Potholes avant de plonger dans le Blyde River Canyon.

Région minière, en 1873 furent découvertes des pépite d’or dans la rivière de Pilgrim’s Creek. Cette ruée vers l’or fera la fortune de Pilgrim’s Rest (le repos du pèlerin), dont la population atteindra rapidement 15 000 personnes. En 1881 la Transvaal Gold Mining Estate rachètera toute les concessions. Son activité prit fin en 1971 et le village fut vendu au gouvernement  et déclaré monument national en 1986 . Depuis 2004 Pilgrim’s  a été rajouté sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

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Le parc Kruger

Sa taille est comparable à Israël ou au pays de Galles. Le parc Kruger est la plus grande réserve animalière de l’Afrique du sud et l’un des emblèmes du pays. Long de 350 km et de 60 km de large, le parc est situé dans le nord-est du pays et l’est du Transvaal

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En 1896 , sous l’impulsion du président Paul Kruger, le parlement du Transvaal approuve le principe d’une petite réserve animale près de la rivière Sabie et en 1898 la Sabie Game Reserve est créée.

De 1902 à 1926 les aires de protections furent augmentées et les tribus, qui occupaient ses zones depuis la préhistoire, expulsées. En 1960  des étangs artificiels sont créés pour la faune. En 1991, avec la fin de l’apartheid, les clôtures qui délimitaient le parc des réserves privées qui le jouxtent, sont détruites pour favoriser la libre circulation de la faune. En 2003 des membres du South Africa National Parks Board déclarèrent publiquement leur souhait de le rebaptiser  du nom de Nelson Mandela, et  les bustes de Paul Kruger et de Stevenson Hamilton à l’intérieur du parc soient déboulonnées. A la suite des vives réactions suscitées dans la population afrikaners, la décision sera ajournée.

Venir au parc Kruger c’est aussi pour découvrir les big fives : lions, léopards, éléphants, buffles et rhinocéros.  Les pistes en parfait état,  garantissant le confort de conduite,  et les nombreux équipements à la disposition des touristes, peuvent faire oublier les règles de sécurité;  mais le risque est réel, comme l’attaque d’un éléphant mâle en décembre 2013, qui retourna et détruisit une voiture de tourisme, n’occasionnant, heureusement, que des dégât matériels.

Le parc Kruger peut contenir une population de 15 000 éléphants   sans que cela ne suscite trop de dommages.

Aussi controversé que la chasse aux phoques dans l’Arctique canadien, l’abattage des éléphants en Afrique du sud est interdit depuis 1995. Le parc comptait 8 000 éléphants  au début du moratoire; il en comptait 12 500 en 2008, et si la tendance se poursuit, la population pachyderme serait de 34 000 en 2020. En 2008,  il sera proposé de supprimer les frontières du parc avec les pays avoisinants afin que les gros pachydermes puissent circuler librement. D’abord réticents, les autorités du parc Kruger rejettent cette proposition, préférant la solution de l’abattage. Leurs détracteurs y voient alors des raisons mercantiles – le bénéfice de cet abattage permettant la commercialisation de l’ivoire pour leur propre compte, avec des bénéfices conséquents. Finalement la proposition de l’ouverture des frontières des zones du parcs sera adoptée, avec  la mise en place d’un programme de contraception et de vasectomie des pachydermes, l’abattage restant le dernier recours.

En 2014, les massacres des éléphants constatés en Afrique occidentale et au Mozambique pour le commerce de l’ivoire ne touchent pas encore le parc Kruger.

Cette même année,  l’Afrique du Sud a signé un accord pour « travailler à l’éradication du braconnage des rhinocéros »  et éviter que le pays ne serve au transit des cornes, avant de gagner les marchés asiatiques. Des moyens militaires ont été déployés pour tenter de dissuader les braconniers dont le nombre double chaque année. Depuis le début de l’année 2014, se sont 408 rhinocéros qui ont été tués dans le parc. Face à cette situation, il a été décidé de déplacer les populations de rhinocéros blancs dans des régions plus sûres du parc Kruger qui contient 80% de la population mondiale de rhinocéros.

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