La fumée qui gronde

Les chutes Victoria sont l’une des plus spectaculaires du monde. Cataracte de 1700 mètres de large et d’une hauteur qui atteint par endroit jusqu’à 180 mètres,  le fleuve Zambèze large de plus de 2km , s’y engouffre dans une série de gorges  de basalte provoquant une brume irisée visible à 20km de distance. Les chutes sont situées à la frontière entre le Zimbabwe et la Zambie.

Mosi-oa-Tunya, la « fumée qui gronde », David Livingstone fut le premier européen à l’observer en 1855. Les chutes font partie de deux parcs nationaux – le Mosi-oa-Tunya National Park en Zambie et le Victoria Falls National Park au Zimbabwe. L’une des principales destinations d’Afrique australe, elles sont inscrites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Mais ce lieux exceptionnel ne doit pas cacher la situation du Zimbabwe. Pays jadis prospère et aujourd’hui  une dictature notoire, la réforme agraire a fait exproprier la plupart des propriétaires terriens blancs. Les terres données et morcelées, au profit du régime qui n’y connaissait rien, ont conduit, ce que l’on considérait comme le « grenier de l’Afrique », à avoir recours au programme alimentaire mondial. La présence et les investissements sont aujourd’hui principalement indiens et chinois mais ils ne suffisent pas face au conditions sanitaire dégradées, la pauvreté, le chômage et la faim.

 Contact mail : thevenet1@mac.com – Portable : (33) 06 78 96 15 21

Que restera t-il de l’arc en ciel ?

Il y a des lieux qui me touchent par la beauté du paysage, des architectures qui m’ étourdissent tant elles sont belles et hardies, des cultures qui me fascinent même si je ne les comprends pas. Ce fut le cas pour Pretoria et Joahnnesburg mais pas pour la beauté, pas pour le paysage, pas pour la splendeur mais par leur histoire commune, une histoire cruelle et douloureuse, l’Apartheid.

Les deux plus grandes villes du Transwall restent profondément marquées et, encore aujourd’hui, leurs violences xénophobes sont récurrentes comme à bien des endroits de l’Afrique du sud. L’Apartheid n’existe plus, mais les émigrants africains – 2 millions officiels et de nombreux réfugiés et sans papier – subissent la frustration de la majorité noire du pays toujours privée d’accès à une école de qualité, des salaires décents ou l’emploi. L’A.N.C., elle -même, est accusée d’utiliser des discours xénophobes pour pallier ses erreurs de gouvernance et de corruption.

Majoritairement blanche, Pretoria mise sur le tourisme et se sert de l’image de Nelson Mandela. Pourtant chaque nom de rue raconte les pionniers de la colonisation, les généraux vainqueurs, les hommes d’états afrikaners et le Voottreker Monument, édifié en 1949,  est le triste symbole du nationalisme afrikaner : sa frise intérieure, de marbre sculpté, est la plus grande au monde et retrace l’épopée des Voortrekkers. C’est  aussi une apologie de l’idée de la domination blanche sur les populations indigènes. En dehors du centre urbain de Pretoria, les townships Mameloti et Atteridgeville  – ces zones urbaines pauvres et sous équipées qui étaient réservées aux non-blancs – restent encore d’immenses bidonvilles et les nouveaux lotissements constituent autant de barrières, où chacun s’isole et se protège derrière des murs surmontés de barbelés ou de clôtures électriques.

« Aller à Johannesburg sans visiter le Musée de l’Apartheid est aussi impensable que d’aller à Paris sans aller voir les Champs-Elysées », jugeait la photographe sud-africaine Jodi Bieber.

Ne pas le visiter serait une faute et une véritable erreur. Inauguré en 2001 et salué internationalement, il plonge au cœur de la folie du système de séparation raciale, appliqué en Afrique du Sud de 1948 à 1991.

Dès le guichet d’entrée, sont délivrés des tickets différents selon que l’on soit  Blanc ou Noir. On accède au musée proprement dit par deux portes différentes surmontées d’écriteaux  » blankes/whites  » ou  » nie blankes/non whites  » (blankes signifie blancs, en afrikaans, la langue des oppresseurs afrikaners). Chacun se dirige  vers l’entrée qui correspond à sa couleur de peau, l’ expérience in vivo des humiliations quotidiennes qu’engendrait le dispositif législatif de l’apartheid basé sur le tri des êtres humains.

Au fil de la visite, on découvre une vaste collection de documents sonores ou filmés et les objets d’époque témoins de la brutalité du régime comme un banc public, estampillé  » Europeans only « ; ou l’ exemplaire de ces effrayants blindés anti-émeute nommés Casspir qu’utilisait l’armée pour mater les insurgés des townships; ou encore la reconstitution des étroites cellules et d’une salle de pendaison.

Si la plupart des visiteurs sont profondément ébranlés, la jeune génération se désintéresse de l’histoire de leurs parents. Comble de l’ironie, les enfants noirs sont encore plus désinvoltes à l’égard du passé. Se souviennent-ils des écoliers de 1976 qui, à quelques kilomètres de là, à Soweto, avaient eu le courage de se soulever contre le régime qui humiliait leurs parents ?

La Nation arc-en ciel reste encore un mirage, comme son drapeau, où les couleurs ne se mélangent pas.

Contact mail : thevenet1@mac.com – Portable : (33) 06 78 96 15 21

Fête des citrons 2015

Comme chaque année et durant trois semaines, Menton mettait à l’honneur ses agrumes et en particulier le citron.

Cette fête du « caviar local », qu’elle produit depuis le XVème siècle, est devenue un évènement médiatique  qui permet à Menton d’être connue dans le monde entier.

Cette 82ème manifestation avait pour thème,  » les tribulations d’un citron en Chine ».

 Contact mail : thevenet1@mac.com – Portable : (33) 06 78 96 15 21