Marrakech en quelques mots

« Au premier voyage on découvre, au second on s’enrichit » – Proverbe touareg.

Après plus de 15 ans et de nombreuses visites à Marrakech -jadis capitale du royaume marocain –  la ville n’a de cesse de se moderniser et  attire aujourd’hui la Jet-set mondiale.  La plus grande part de sa prospérité elle la doit avant tout au tourisme, mais saura t-elle préserver son âme et ses traditions ? Oui ! Marrakech garde encore une authenticité et les marrakchis sont la première réponse : Ils ont la réputation d’aimer sans modération la plaisanterie, les palabres et les histoires qui viennent d’ailleurs.  La deuxième réponse se trouve à Jeema El Fnaa. Jour et nuit la place – le coeur historique de Marrakech – en est inconstétablement la démonstration dans un éclatant désordre d’une cour des miracles où bruits et  musiques,  couleurs et  fumées des grillades s’emmêlent  dans les senteurs d’épices.

Un peu du ciel

Le ciel, cette immensité lumineuse où se fondent les frontières inaccessibles de l’horizon. Le ciel de tous les jours, de tous les regards, les ciel de chaque rêve sans philosophies, sans croyances, mais qui ouvre la sagesse.

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Les chutes d’Iguazu

Situées dans la forêt tropicale à la frontière entre l’Argentine et le Brésil, les chutes d’Iguazu comptent parmi les plus belles du monde et sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984. Les chutes d’Iguazu forment un ensemble hydraulique constitué de 275 cascades sur un front de 3 kms et la  » Garganta del Diablo » en espagnol ou « Garganta do Diabo » en portugais, atteint les 80 mètres de haut.
Le Parc National Iguazu a été créé en 1934 à la frontière de trois pays d’Amérique du Sud : Le Paraguay, l’Argentine et le Brésil mais c’est seulement dans ces deux derniers que l’on peut voir les fameuses chutes dont le nom provient de de la rivière  Iguazu,  un affluent du Parana, et qui s’orthographie Iguaçu au Brésil. Les touristes qui viennent découvrir cette merveille de la nature peuvent loger soit en Argentine, à Puerto Iguazu dans la Province de Misiones, soit au Brésil, à Foz do Iguaçu dans l’Etat du Parana.

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Devant cette merveille naturelle se cache une réalité moins glorieuse, la condition des premiers habitants, les peuples guaranis.

Avant la conquête espagnole, l’Argentine était peuplée de communautés indigènes dont certaines des ethnies ont disparu. Le peuple Guarani est le plus ancien de la souche Tupi. Originaires de la zone amazonienne, les indiens guaranis sont établis au Paraguay,  en Bolivie, au sud du Brésil, au Paraguay et au nord de l’Argentine. Peuple semi-nomade, les indiens guaranis sont  à la recherche de « la Terre sans mal« , la quête permanente  du lieu révélé par leurs ancêtres où ils pourront vivre sans douleur ni souffrance mais qui se manifeste de manière tragique : respectueux de la terre, la perte de presque la totalité de leurs terres par des lobbys, pour étendre l’agriculture industrielle et l’élevage intensif,  rendent leurs conditions de vie  extrêmement précaires et ils sont victimes de malnutrition et  de maladies comme la tuberculose. Les guaranis sont confrontés à un problème majeur : coincés entre le respect des traditions et leurs croyances, le monde environnant ne reconnait que peu, sinon pas du tout, leurs traditions ancestrales. Colonisés dès le XVIIème siècle, ils ont été évangélisés par les missions jésuites qui oeuvraient dans la région : « Mission« le film de Roland Joffé – palme d’Or au festival de Cannes 1986 – raconte les années d’évangélisation des Guaranis et leur vie dans les réductions (sorte de républiques autonomes créées par les jésuites). Il fait également allusion à la guerre des guaranis qui eut lieu entre 1754 et 1756.

Derrière la beauté inouïe des chutes d’Iguazu se dissimule la tragédie des indiens Guaranis qui connaissent aujourd’hui une vague de suicide sans équivalent, et particulièrement au Mato Grosso do Sul, au Brésil.

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