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Un peu du ciel

Le ciel, cette immensité lumineuse où se fondent les frontières inaccessibles de l’horizon. Le ciel de tous les jours, de tous les regards, les ciel de chaque rêve sans philosophies, sans croyances, mais qui ouvre la sagesse.

Mail : thevenet1@mac.com

Un peu dans les nuages

Si l’on s’en tient à une masse visible constituée de millions de gouttelettes d’eau, les nuages ne seront qu’une terne et clinique description de la physique. Alors les cirrus, les stratocumulus le brouillard et autres cumula-nimbus sont-ils de simples phénomènes météorologiques ou ne prennent t’ils pas une autre dimension dans nos rêves et notre imagination ?

Les nuages de la mythologie gréco-romaine furent souvent associés aux dieux et déesses de l’Olympe.  Les Néphélées sont les nymphes des nuages et de la pluie dans la mythologie grecque. Les  douze dieux ouraliens – Zeus, Neptune, Hestia, Poseidon, Hadès, Héra, Arès, Athéna, Aphrodite, Hermès, Apollon, Artemis – sont les dieux du ciel et siègent à l’Olympe : le sommet de l’Olympe est terrestre mais dans l’esprit des grecs, justement parce qu’il est très haut, il appartient plus au ciel qu’à la terre.

Dans la Bible ils expriment le mystère et particulièrement celui de la Création : ils servirent de vêtement à la mer et ils ont une étroite relation avec la présence de Jéhovah.

Les nuages peuvent être protecteurs. Chez les grecs, ils protègent les armées ou les guerriers favoris des dieux : Aphrodite (déesses de l’amour et de la sexualité) dissimula Pâris (le prince troyen) dans un nuage pour le protéger des coups de Mélénas (le roi de Sparte). De même, dans la mythologie nordique, Thor, le dieu du tonnerre et de la protection flotte dans un nuage d’orage.

Les nuages sont aussi la manifestation du sacré : orageux et menaçants, ils représentent généralement le courroux divin ou encore le malheur. Dans le mythe grecque, Pandore ouvre la boîte renfermant tous les maux de la terre. Dans l’ancien Testament, la nuée symbolise l’apparition de Dieu : « Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit le Temple de Yahvé et les prêtres ne purent pas continuer leur fonction, à cause de la nuée. La gloire de Yahvé remplissait le Temple de Yahvé ! ». De même, dans le christianisme, la nuée apparaît lors de l’ascension du Christ et dans les textes  hindous la nuée rapide Sharanyv s’unit à Vivastat, le soleil.

Vagues, nuages de la mer, nuages, vagues du ciel, (citation d’internaute), la tête dans les nuages ou en plein brouillard en pensant que « Dieu est un fumeur de havane, je vois ses nuages gris, je sais qu’il fume même la nuit »(Serge Gainsbourg), Je serai toujours un peu sur mon nuage comme « le baron perché »(Italo Calvino) qui voulait de son arbre, voir le monde de haut.

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C’est aussi la liberté

On ne peut jamais comprendre l’histoire d’un individu à partir de lui-même, mais comme le produit de l’Histoire de l’ensemble de la société dans laquelle il évolue. Il doit pouvoir y acquérir la connaissance et l’expérience qui lui permettent d’analyser et de juger les résultats de toutes ses actions.

La connaissance est une activité satisfaisant d’abord un pur désir : une construction élaborée par l’intelligence à partir de matériaux sensibles. Mais il faut distinguer une connaissance sensible, peut-être plus primitive, celle qui nous révèle les formes, les odeurs, des saveurs, des températures, des sons, etc. et la connaissance intellectuelle par laquelle nous formons des idées ou des concepts qui nous permettent de comprendre, et dans une certaine mesure de saisir, l’essence, la nature, l’être. L’homme dispose ainsi de deux fonctions de représentation et de compréhension de son environnement : la connaissance scientifique, explicative et pratique mais limitée par les lois physiques, et la connaissance métaphysique ni déductive ni empirique mais abstraite, émotionnelle, individuelle, un savoir par concepts qui serait une recherche des intérêts théoriques les plus hauts de la raison.La conscience joue un rôle constitutif dans la connaissance mais cette conscience nous appartient-elle totalement puisque nous ne sommes que le résultat des effets conjugués du groupe familiale, d’une ou de plusieurs cultures, du groupe sociétal etc.

D’une conscience spontanée, celle qui nous fait découvrir notre environnement immédiat, nous acquérons la conscience réfléchie celle qui est la capacité par l’effort et l’attention d’analyser nos actions ou nos pensées et par conséquent de juger. L’existence implique une prise de conscience et fait que l’homme s’affirme comme sujet à partir de son environnement mais également comme composant d’une conscience collective : un ensemble de représentations et de sentiments partagés par les membres d’une société donnée.

Comprendre que  le visible n’est qu’un reflet de l’ invisible, comprendre que la Vérité, si elle se découvre très lentement et par d’incessants efforts, c’est la liberté que nous conquérons. Renier sa liberté, c’est renier son existence, c’est condamner son avenir. La liberté n’est pas un dogme mais une conscience.

Qui se connaît, connaît aussi les autres  car chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition (Montaigne, essais). Ce  connais-toi toi-même  exprime la réalité de la conscience personnelle, le principe de la personne morale, notre identité et notre jugement de valeur sur ce que nous faisons. La conscience de soi c’est aussi prendre en compte la dimension de l’autre : prendre conscience par la reconnaissance d’une autre conscience. Ainsi sous le regard de l’autre, j’acquière une dimension morale. Mais trop souvent le “ moi ”, au lieu de s’ouvrir à autrui se présente comme un obstacle.

Notre relation avec l’autre commande le climat social dans lequel nous vivons et il ne servirait à rien de modifier les structures de notre société  si nous ne changeons pas le regard que nous portons sur autrui. Qui est-il, un autre que je m’efforce de tolérer, mon semblable que je suis disposé à aimer ? Autrui, c’est l’autre, celui qui n’est pas moi. L’avons nous accepté, reconnu ou bien toléré  par confort ? Mais mon prochain  je le vois comme mon semblable, soumis aux même épreuves, capable comme moi de penser, de désirer, de souffrir. L’idée du prochain enrichi le contenu de notre idée de l’homme et de la femme, de notre instinct de la liberté sans dogme de toute nature puisqu’elle relève du partage et de la  bienveillance réciproque.