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Des femmes d’Iran

Ardvi Sura est décrite comme une jolie femme au corps ferme et élancé. Les Anciens la considérait comme la somme de vie et le symbole de la prépondérance du rôle féminin dans la société. Elle était la déesse de l’eau, de l’abondance, de la fertilité et l’union de l’amour et de la maternité.

Dans l’Iran contemporaine, dépossédée de son corps ou de ses émotions dans les arts et la littérature islamique, la femme iranienne est désormais déterminée à reconquérir avec courage son identité sociale et politique.

Ispahan ou la « Moitié du Monde »

Les iraniens sont obsédés par leur image et ont terriblement souffert de la révolution islamique de 1979. Le voile obligatoire pour les femmes, les fatwas et le terrorisme d’état faisait fuir les étrangers. Mais l’Iran ouvre à nouveau son histoire.

Un voyage en Iran ne serait pas un véritable voyage en ignorant Ispahan.

Selon certaines légendes, Ispahan aurait été le lieu de chute d’Adam après avoir été chassé du Paradis.  Au centre de l’Iran, à 1 530 mètres d’altitude à l’est des chaines des Zagros,  Aspadana en vieux perse, esfahan après la conquête des arabes en 651, Ispahan, est l’ancienne capitale de l’empire perse et un joyau d’architecture des traditions islamiques et perse.

Mentionner Ispahan c’est faire surgir une foule d’images : marchés regorgeants de produits orientaux, les splendides tapis en soie, les grandioses mosquées et minarets, la douceur des vastes jardins plantés de roses…. C’est au XVIIème siècle que la ville connaitra son âge d’or.

L’histoire de la ville commence à l’époque achéménide (-550 à -331), cité caravanière sur la route de la Soie. La ville a gardé ses traditions commerçantes et industrielles. Devenue centre de commerce et de culture à partir de 935 et capitale de l’empire seldjoukide dés 1051, elle sera ruinée durant la période mongole au XIIème siècle. En 1589, le roi Abbâs 1er le Grand, choisi Ispahan comme capitale. La ville connaîtra un vaste plan d’urbanisme à l’origine de son surnom, la « Moitié du Monde ».

Fééries de couleurs, grâce architecturale, parfums de l’Orient, Ispahan suscite le rêve et l’inspiration. Une rose porte son nom. C’est aussi le dessert le plus connu de Pierre Hermé : un biscuit macaron à la rose, crème de pétales de rose, litchis et framboises frais.

C’est encore l’Iran poétique, « Les roses d’Ispahan » de Leconte de Lisle :

Les roses d’Ispahan dans leur gaîne de mousse,
Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l’oranger
Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce,
O blanche Leïlah ! que ton souffle léger……..

…..Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger,
Revienne vers mon coeur d’une aile prompte et douce,
Et qu’il parfume encor les fleurs de l’oranger,
Les roses d’Ispahan dans leur gaîne de mousse !

Où sont les roses d’Ispahan ? Où est ce parfum flottant dans l’air ?

Les rosiers fleurissent les jardins de la place Naghsh-e Johan, mais le parfum des roses a bien disparu.

 

 

Marrakech en quelques mots

« Au premier voyage on découvre, au second on s’enrichit » – Proverbe touareg.

Après plus de 15 ans et de nombreuses visites à Marrakech -jadis capitale du royaume marocain –  la ville n’a de cesse de se moderniser et  attire aujourd’hui la Jet-set mondiale.  La plus grande part de sa prospérité elle la doit avant tout au tourisme, mais saura t-elle préserver son âme et ses traditions ? Oui ! Marrakech garde encore une authenticité et les marrakchis sont la première réponse : Ils ont la réputation d’aimer sans modération la plaisanterie, les palabres et les histoires qui viennent d’ailleurs.  La deuxième réponse se trouve à Jeema El Fnaa. Jour et nuit la place – le coeur historique de Marrakech – en est inconstétablement la démonstration dans un éclatant désordre d’une cour des miracles où bruits et  musiques,  couleurs et  fumées des grillades s’emmêlent  dans les senteurs d’épices.

Un peu du ciel

Le ciel, cette immensité lumineuse où se fondent les frontières inaccessibles de l’horizon. Le ciel de tous les jours, de tous les regards, les ciel de chaque rêve sans philosophies, sans croyances, mais qui ouvre la sagesse.