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Budapest la « Perle du Danube »

Surnommée la perle du Danube, Budapest se déploie  de part et d’autre du deuxième plus grand fleuve d’Europe.  Le Pont des Chaînes est le premier des sept ponts à être construit entre 1839 et 1849 et sans aucun doute le plus représentatif de la ville qui relie Buda et Pest, restées longtemps rivales.

En 1873 Budapest est créée par la fusion de Buda, capitale de la Hongrie, de Pest et de Óbuda. Point de peuplement durant la période celte, capitale de Pannonia inférieure à l’époque romaine, au IXe siècle les Magyars ou hongrois, originaires d’Asie centrale, créent le « pays magyar » c’est à dire la Hongrie.

Budapest connait son apogée avec l’ère industrielle du XVIIIe et XIXe siècle mais  son histoire est aussi l’épicentre de nombreux conflits qui l’ont profondément marquée : la révolution hongroise de 1848 comme la République des conseils de Hongrie de 1919; l’opération Panzerfaust en 1944,  la bataille de Budapest de 1945 et l’insurrection de 1956.

A la fin de la Première Guerre Mondiale, la perte de plus des deux tiers du territoire de l’ancien royaume poussera la Hongrie à soutenir l’Allemagne nazie afin de reconquérir les territoires perdus. Un tiers des 250 000 juifs rassemblés dans le ghetto de Budapest ne survivra pas. Entre fin décembre 1944 et janvier 1945 les razzias nocturnes de miliciens du Parti des Croix fléchées seront les massacres des juifs, des déserteurs de l’armée hongroise et des opposants politiques. Exécutés le long des rives du Danube, leur corps seront jetés dans le fleuve. Le 16 avril 2005, une plaque commémorative a été posée en bordure du fleuve où des chaussures appartenant aux victimes sont fleuries.

Durant les années 1950 à 1960, la ville se remet lentement du siège soviétique mais la démocratisation sera stoppée, écrasée par les chars de l’Union soviétique et Imre Nagy ,son leader porteur d’espoir et de liberté, pendu.

En 1989, à la suite de manifestations répétées, le pouvoir communiste fait place à la démocratie parlementaire.

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Cracovie, « Le berceau de la vieille république nobiliaire

Datant du VIIe siècle, Cracovie, ancienne ville royale et capitale de la Pologne jusqu’au XVIIe siècle est classée parmi les 12 plus belles villes du monde.

Véritable centre culturel et scientifique du pays avec l’Université Jagellonne : la plus ancienne université de l’Europe centrale après celle de Prague, le grand poète polonais Adam Mickiewiez  définissait Cracovie comme  : « Le berceau de la vieille République nobiliaire ». Elle fut aussi un haut lieu de la culture juive.

Karol Wotyla fut évêque puis archevêque de Cracovie avant de devenir pape en 1978. Cette même année, le centre historique de Cracovie a été inscrit au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Durant la seconde Guerre Mondiale, la ville abritait le gouvernement général nazi. Ses environs sont aussi un passé d’horreurs et de tragédies avec le camp de concentration d’Auschwitz ou Kraków-Płaszów, moins connu, qui fut un camp de travail avant de devenir concentrationnaire.

Cracovie, c’est l’histoire de la ségrégation et du massacre de la population juive du quartier de Kazimierz.  Des milliers de personnes furent déplacés de l’autre côté de la Vistule à Podgórze, quasiment vidé de sa population non juive. Oscar Schindler, intéressé parle potentiel financier de son entreprise d’émail, utilisa cette population moins chère que les Polonais — les salaires étant fixés par le régime nazi d’occupation. Plus tard, interpellé par leur sort, il prend parti pour eux et  aidé de sa femme Emilie ainsi que par son comptable juif Itzhak Stern, il sauve ainsi la vie de plus de 1 100 d’entre eux en les arrachant aux camps d’extermination nazis.

Le ghetto fut liquidé le 13 et 14 mars 1943 et ses habitants déportés à Plaszow, Bełżec et  Auschwitz. La  grande majorité n’est jamais revenue.

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