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Un peu du ciel

Le ciel, cette immensité lumineuse où se fondent les frontières inaccessibles de l’horizon. Le ciel de tous les jours, de tous les regards, les ciel de chaque rêve sans philosophies, sans croyances, mais qui ouvre la sagesse.

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Helsinki la fille de la baltique

Helsingfors reste encore aujourd’hui le nom officiel en suédois d’Helsinki  » la cascade des Helsingar ».  En 1550, par l’ordonnance royale de Gustave Vasa,  Helsinki est fondée à l’embouchure de la rivière Vantan pour concurrencer, à l’autre côté du golf de Finlande, la ville de Tallin de l’actuelle Estonie.

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Jusqu’au XVIIè siècle la « route de l’Est » représentera un carrefour marchand essentiel, qui était déjà connu des vikings suédois pour le commerce de la fourrure.

L’origine de la nation finlandaise remonte aux populations néolithiques parties, il y a 6000 ans, des régions de la Volga et de l’Oural. En 1157, le roi de Suède saint Erik, entreprend la première expédition militaire sous couleur de croisade et rattache administrativement la Finlande à la Suède. 

La Finlande a servi de champ de batailles entre les empires suédois et russe.

A partir du XVIIe siècle, le tsar Pierre Le Grand vainc la Suède à plusieurs reprises et en 1703, aux portes de la Finlande, il fait édifier la ville fortifiée de Saint Petersburg. En 1742, les suédois finissent par céder à Helsinki face aux forces russes durant la guerre russo-suédoise et  la Suède perd un vaste territoire au sud-est du royaume au profit de la Russie en 1748. Helsinki,  qui était encore une modeste bourgade, devient une place forte stratégique avec l’aide financière du roi de France Louis XV. La forteresse maritime Sveaborg – en finnois Suomenlinna – sera la plus grande d’Europe et certains la nommèrent la Gilbraltar du Nord. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le 7 septembre 1809 la Suède abandonne la Finlande au profit de la Russie. Le pays devient un grand-duché autonome de l’empire russe et Helsinki devient la capitale du Grand-Duché en 1812. En 1906, la Russie accorde de nombreuses libertés aux finlandais et une reconnaissance symbolique leur est accordée lors de leur participation aux jeux olympiques de Stockholm en 1912.

La Finlande déclarera son indépendance durant les désordres de la révolution bolchévique, indépendance qui sera reconnue par le pouvoir soviétique le 4 janvier 1918. Partagée entre partisans de l’instauration d’une république ou d’une monarchie, la proclamation de la république du 17 juillet 1919 mettra un terme au royaume de Finlande.

la Finlande a été en guerre avec l’Union soviétique à deux reprises.

Jouant sur le fait que les accords secrets du Pacte germano-soviétique place la Finlande dans sa zone d’influence, en 1939 le pouvoir soviétique lance « la guerre d’hiver ». Malgré leur résistance, les finlandais s’inclinent et le traité de Moscou du 12 mars 1940 leur fait céder 10% de leur territoire avec la province de Carelie, qui appartient toujours à la Russie.  De 1941 à 1944 la situation de la Finlande sera très tendue avec l’Union soviétique dans ce que l’on nommera la « guerre de continuation, » avant l’armistice de Moscou signé en 1944. La Finlande échappe de peu à une annexion totale par l’URSS à la suite de la guerre de Laponie mais le Traité de Paris en 1947 lui redonne son indépendance. Dès lors, sa politique se fera par une totale neutralité.

En 1975, l’acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe est signé à Helsinki par les Etats Unis, l’URSS et 33 états européens. Il  engageait chaque signataire à respecter l’intégrité territoriale de chacun et de s’abstenir de toute intervention dans leurs affaires, à renoncer à la force pour régler les conflits et à garantir les droits de l’Homme. Les accords prévoyaient également la coopération économique et scientifique. La Finlande intègrera l’Union Européenne en 1995.

Les finlandais ont patiemment cultivé leur différence et leur tranquilité, malgré des siècles de domination par deux états expansionnistes, la Suède et la Russie. La capitale de la Finlande peut sembler un peu froide avec ses larges avenues tracées au cordeau mais, comme tout le pays, Helsinki  la « Fille de la Baltique » avec ses bâtisses opales néoclassiques  est en harmonie avec son environnement de forêts, ses 330 îles et sa mer omniprésente.

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Swaziland – La dernière monarchie absolue d’Afrique

Le royaume du Swaziland est un petit pays enclavé par l’Afrique du sud et bordé par le Mozambique. Parfois appelé Ngwane, la région a toujours été peuplée depuis la préhistoire. Ces habitants actuels sont presque tous de l’ethnie Swazis, qui émigra au XIXème siècle  à la suite des migrations bantoues, et en particulier sous la pression des boers en guerre contre les zoulous.

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A la fin de la seconde guerre des boers en 1902 le Swaziland est une colonie britannique et le 6 septembre 1968, une fois l’indépendance obtenue,  le pays  devient une monarchie. Aujourd’hui le Swaziland est la dernière monarchie absolue d’Afrique; le  roi est populaire mais plus réputé pour ses extravagances et sa polygamie traditionnelle que pour sa politique sociale et ses mesures de développement.

Des 1 386 913 habitants, deux tiers  vivent sous le seuil de pauvreté tandis que 10%  détiennent 50% des richesses du pays. Production essentiellement agricole, le pays cultive la canne à sucre, le coton, le tabac, le riz et le maïs. Le secteur primaire emploie 80% des actifs et représente 16,4% du PNB tandis que les services constituent 40% de ce même PNB.

Le Swaziland est l’un des pays du monde où l’espérance de vie est la plus faible – aux alentours de 49 ans. Petit territoire de 17 200 km2, le royaume du Swaziland affiche le plus haut taux d’infection du VIH du monde – 26% des adultes de 15 à 49 ans sont séropositifs et de ce nombre, 59% sont des femmes. La violence faite aux femmes, et en particulier le viol, sont aussi la cause du fort taux de VIH dans la population féminime – Une fille sur trois serait victime de violence sexuelle dans son enfance. Et que penser de la remise en vigueur d’une vieille loi coloniale de 1889 interdisant les tenues indécentes  et rendant ainsi les femmes responsables des agressions et des viols qu’elles subissent ? Cette interdiction ne frappe pas cependant les costumes traditionnels que revêtent les jeunes filles comme lors de la célèbre fête des roseaux,  seins nus et supposées vierges. Les « heureuses élues » sont obligatoirement des princesses, issues des clans royaux au pouvoir diminués et fédérés à celui de Mswati III. Elles dansent devant le roi qui peut choisir l’une d’elles comme nouvelle épouse.

Le Swaziland est aussi la source et un lieu de traffic d’un grand nombre de femmes, de filles et de garçons capturés et vendus dans les pays voisins, tels le Mozambique et l’Afrique du sud, comme main-d’oeuvre ou esclaves sexuels.

Le Swaziland s’est doté en 2005 d’une Constitution qui devait rétablir la liberté d’expression.

 Dans les faits rien n’a évolué.

Le multipartisme, aboli en 1973 par Sobhuza II, le père de Mswati III le roi actuel, interdit toujours les partis. Chaque candidat se présente en son nom et  représente sa seule circonscription, sa candidature devant avoir eu le soutien de dix personnes pour l’élection locale et devenir le candidat de sa chefferie.  Le vainqueur est opposé aux autres candidats des autres chefferies au niveau régional, l’élu devenant ainsi député.

Si la liberté de la presse est inscrite dans la Constitution, critiquer le roi Mswati III n’est pas pour autant autorisé. En décembre 2014, le Time of Swaziland, quotidien indépendant, a été condamné pour 41 000 euros d’amende – le crime de lèse majesté remontait à l’année 2009 et concernait la remise en cause de la présidence du sénat. Dans un pays où le salaire excède difficilement 200 euros par mois, cette peine est une véritable mise à mort. Dire des insanités sur le roi ou manifester son mécontentement peut vous valoir une amende de 8 400€ et 10 ans de prison.

Le Swaziland véritable, celui vécu chaque jour par les opposants au régime ou par les plus démunis, est bien loin de l’image proposée aux voyageurs avides de folklores, plein de chants et de couleurs.

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