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Cracovie, « Le berceau de la vieille république nobiliaire

Datant du VIIe siècle, Cracovie, ancienne ville royale et capitale de la Pologne jusqu’au XVIIe siècle est classée parmi les 12 plus belles villes du monde.

Véritable centre culturel et scientifique du pays avec l’Université Jagellonne : la plus ancienne université de l’Europe centrale après celle de Prague, le grand poète polonais Adam Mickiewiez  définissait Cracovie comme  : « Le berceau de la vieille République nobiliaire ». Elle fut aussi un haut lieu de la culture juive.

Karol Wotyla fut évêque puis archevêque de Cracovie avant de devenir pape en 1978. Cette même année, le centre historique de Cracovie a été inscrit au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Durant la seconde Guerre Mondiale, la ville abritait le gouvernement général nazi. Ses environs sont aussi un passé d’horreurs et de tragédies avec le camp de concentration d’Auschwitz ou Kraków-Płaszów, moins connu, qui fut un camp de travail avant de devenir concentrationnaire.

Cracovie, c’est l’histoire de la ségrégation et du massacre de la population juive du quartier de Kazimierz.  Des milliers de personnes furent déplacés de l’autre côté de la Vistule à Podgórze, quasiment vidé de sa population non juive. Oscar Schindler, intéressé parle potentiel financier de son entreprise d’émail, utilisa cette population moins chère que les Polonais — les salaires étant fixés par le régime nazi d’occupation. Plus tard, interpellé par leur sort, il prend parti pour eux et  aidé de sa femme Emilie ainsi que par son comptable juif Itzhak Stern, il sauve ainsi la vie de plus de 1 100 d’entre eux en les arrachant aux camps d’extermination nazis.

Le ghetto fut liquidé le 13 et 14 mars 1943 et ses habitants déportés à Plaszow, Bełżec et  Auschwitz. La  grande majorité n’est jamais revenue.

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Wroclaw « La venise du nord »

Traversée par le fleuve Oder,  surnommée « Venise polonaise », la ville de Wroclaw, en polonais, Breslau en allemand et jadis Vratislavie en français, devient rapidement un centre économique important, du fait de sa situation géographique dans une région fertile, et par la suite du bassin industriel de la Silésie. Ville universitaire depuis 1702 par l’Acte de l’empereur Léopold 1er, elle compte aujourd’hui dix facultés dans toutes les disciplines.

Polonaise, Wroclaw aura le sort de la région qui passera de la Pologne à la couronne de Bohême, en 1335 (dans le Saint Empire romain germanique), et à l’Autriche en 1526. Elle deviendra prussienne, par le Traité de Teschen en 1779  entre la Prusse et l’Autriche et intègrera l’Empire allemand en 1871.

A nouveau polonaise par les accords de Potsdam en 1945, la ville repris son ancien nom, Wroclaw. S’ensuivirent des expulsions systématiquement organisées :  les populations allemandes, considérées comme une menace pour la stabilité de la future Europe, furent remplacées  par les polonais dont une partie venait des territoires perdus par la Pologne à l’est de la ligne Carzon, au profit de l’URSS.

Dernière ville forteresse à tomber (quatre jours après le chute de Berlin), incendiée et pillée, Breslau est détruite à plus de 70%. Aujourd’hui, la vieille ville est presque totalement restaurée et ses monuments préservés.   Wrocław a du réinventer son identité pour une population de déracinés.  Dé-germanisation violente, puis polonisation de la ville et des mentalités, en 2012, Wrocław n’a pas hésité à faire de son « multiculturalisme » et une supposé tradition de tolérance, ses principaux arguments de campagne afin de devenir Capitale européenne de la Culture pour 2016.

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