Archives par mot-clé : reportage

Les chutes d’Iguazu

Situées dans la forêt tropicale à la frontière entre l’Argentine et le Brésil, les chutes d’Iguazu comptent parmi les plus belles du monde et sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984. Les chutes d’Iguazu forment un ensemble hydraulique constitué de 275 cascades sur un front de 3 kms et la  » Garganta del Diablo » en espagnol ou « Garganta do Diabo » en portugais, atteint les 80 mètres de haut.
Le Parc National Iguazu a été créé en 1934 à la frontière de trois pays d’Amérique du Sud : Le Paraguay, l’Argentine et le Brésil mais c’est seulement dans ces deux derniers que l’on peut voir les fameuses chutes dont le nom provient de de la rivière  Iguazu,  un affluent du Parana, et qui s’orthographie Iguaçu au Brésil. Les touristes qui viennent découvrir cette merveille de la nature peuvent loger soit en Argentine, à Puerto Iguazu dans la Province de Misiones, soit au Brésil, à Foz do Iguaçu dans l’Etat du Parana.

Panorama Sans Titre1 - Copie

Devant cette merveille naturelle se cache une réalité moins glorieuse, la condition des premiers habitants, les peuples guaranis.

Avant la conquête espagnole, l’Argentine était peuplée de communautés indigènes dont certaines des ethnies ont disparu. Le peuple Guarani est le plus ancien de la souche Tupi. Originaires de la zone amazonienne, les indiens guaranis sont établis au Paraguay,  en Bolivie, au sud du Brésil, au Paraguay et au nord de l’Argentine. Peuple semi-nomade, les indiens guaranis sont  à la recherche de « la Terre sans mal« , la quête permanente  du lieu révélé par leurs ancêtres où ils pourront vivre sans douleur ni souffrance mais qui se manifeste de manière tragique : respectueux de la terre, la perte de presque la totalité de leurs terres par des lobbys, pour étendre l’agriculture industrielle et l’élevage intensif,  rendent leurs conditions de vie  extrêmement précaires et ils sont victimes de malnutrition et  de maladies comme la tuberculose. Les guaranis sont confrontés à un problème majeur : coincés entre le respect des traditions et leurs croyances, le monde environnant ne reconnait que peu, sinon pas du tout, leurs traditions ancestrales. Colonisés dès le XVIIème siècle, ils ont été évangélisés par les missions jésuites qui oeuvraient dans la région : « Mission« le film de Roland Joffé – palme d’Or au festival de Cannes 1986 – raconte les années d’évangélisation des Guaranis et leur vie dans les réductions (sorte de républiques autonomes créées par les jésuites). Il fait également allusion à la guerre des guaranis qui eut lieu entre 1754 et 1756.

Derrière la beauté inouïe des chutes d’Iguazu se dissimule la tragédie des indiens Guaranis qui connaissent aujourd’hui une vague de suicide sans équivalent, et particulièrement au Mato Grosso do Sul, au Brésil.

]  Mail : thevenet1@mac.com

le quartier de La Boca, entre vérités et histoires arrangées.

Il faut dépoussiérer les clichés du barrio de La Boca à Buenos Aires

Il n’abrite pas de nombreux habitants originaires d’Italie. Il abritait plus spécialement des Génois (de Gênes en Italie). L’Italie existe seulement depuis 1861. Aujourd’hui La Boca abrite 45.000 habitants, 20 % de cette population est en effet étrangère mais bolivienne, paraguayenne et péruvienne. Quant aux 80 % argentins restant, l’énorme majorité est justement descendante de cette population des pays limitrophes et non plus d’Italie.

C’est au fond des conventillos de ce quartier pauvre qu’est né le tango, à la fin du 19e s.

Le tango est né sur les rives du Rio de la Plata, à savoir dans les villes et zones portuaires de la fin du XIXème siècle. Ce qui englobe donc « aussi » Buenos Aires, et plus spécialement les quartiers ouvriers ou portuaires de la ville comme « EL BAJO » (quartier de Retiro, du coté de ce qui est aujourd’hui la calle Reconquista), San Nicolas (vers Avenida Alem), Montserrat, La Boca, Barracas, Nueva Pompeya, Boedo, Almagro, Avellaneda, ainsi que San Telmo. Mais aussi les autres villes de Rosario, Campana, Zarate, San Nicolas ainsi que Montevideo. La Boca n’a donc aucune exclusivité sur le tango, ni même aucun autre quartier en particulier.

A la Boca les maisons étaient peintes par d’anciens pécheurs qui, pauvres, n’avaient pas les moyens d’acheter des pots et se contentaient d’en trouver de couleurs différentes ce qui explique le bariolage multi couleurs.

Il n’y a jamais eu de pécheurs à la Boca, mais tous étaient des ouvriers ou des dockers. Les premières maisons étaient en effet en tôles ou en bois mais pas peintes. La légende de la peinture apparait dès que les premiers touristes sont passés dans le quartier, on date cette époque à la moitié des années 50. A partir de 1960, le Caminito est peint pour les touristes de couleurs bariolées.

Le Caminito de la Boca un ancien chemin ou les artistes du quartier avaient l’habitude de se réunir pour présenter leurs œuvres.

Le Caminito est tout simplement le tracé d’une voie de chemin de fer qui aboutissait sur le quai (Aujourd’hui avenida Don Pedro de Mendoza). Il n’y a donc jamais eu ni chemin, ni route, ni rue à la place du Caminito. Tout juste un sentier sur les traverses entre les deux rails. Le projet d’ouvrir une nouvelle rue à son endroit date de 1954, et la rue fut ouverte en 1959. Elle fut de suite asphaltée. Les pavés aujourd’hui en place (tout comme les « anciens réverbères, bancs, et éléments urbains » datent des années 1990. Tout est donc kitch. Ce qui est vrai par contre, c’est que Benito Quinquela Martin un artiste habitant le quartier, monte une association au milieu des années 50 pour dégager l’ancienne voie ferrée encombrée d’immondices et la transformer en rue. C’est donc lui qui a rapidement demandée à la ville de la nommée « Caminito » en 1959 et aussi de pouvoir permettre aux artistes (ou pseudo) de venir pouvoir exposer leurs travaux sur le trottoir le dimanche. Il faut attendre les années 1990 pour que la municipalité la rende réellement piétonne.  Ainsi le nom de Caminito provient d’un tango « El Caminito » datant de 1926, écrit par Juan de Dios Filiberto qui s’est inspiré de ce lieu. Oui, il y a bien des peintres qui y exposent à partir des années 1960-1970, mais ne croyez pas que vous pouviez en voir en 1900 ou en 1930.

La Boca est un des plus vieux quartiers de Buenos Aires comme son port.

Le premier port se trouvait un peu plus en amont dans l’actuel quartier de Barracas (d’ou le nom : les baraques, qui servaient à entreposer les marchandises, cuirs, viandes salées et esclaves) et ceci durant l’époque coloniale espagnole, dès le début du XVIIIème siècle. A la même époque La Boca n’existe pas, puisque totalement pris dans des marécages. Il faut attendre un plan de 1888, pour voir enfin les rues tracées portant des noms. La Boca, est au contraire un quartier plutôt récent (130 à 140 ans) en comparaison avec ceux de Montserrat, Retiro, San Nicolas, Balvanera, ou même Belgrano, Flores qui étaient déjà des villages depuis presque 3 siècles. Les maisons autour du Caminito datent en majorité de 1880-1890. La même époque que l’Avenida de Mayo. Ce quartier est lié à l’explosion industrielle de la ville de Buenos Aires de la fin du XIXèeme siècle.

Le nom « Boca » dans les discussions passionnées, c’est aussi l’un des deux plus populaire club de football de Buenos Aires (le second est River Plate). Ce sport, en Argentine, est presque une religion, qui ne laisse personne indifférent. Les dimanches de match la vie s’arrête, et on n’entend plus dans les rues que les hurlements des supporters et le fameux « GOOOOAAAAL » des commentateurs qui peut durer plusieurs minutes ! Le stade de Boca Juniors, surnommé « la Bombonera » pour sa forme de boîte de bonbon, peut valoir le détour un jour de match pour observer la foule des supporters déchaînés, chantant et insultant l’adversaire mais hormis toute la prudence requise, il vous faudra un cours accéléré de lunfardo, l’argot local.

On peut se poser la question si visiter La Boca en vaut la peine quand un temps de séjour est limité. Pour ma part, j’y ai trouvé un véritable plaisir surtout lors de ma deuxième visite. Pour les fans du shopping, et si vous aimez le côté farfouille, on peut se trouver de très beaux objets à des prix plus raisonnables que dans le centre de Buenos Aires. Enfin, si on dénigre ce que l’on peut tout de même considérer comme une attraction touristique, et que l’on préfère plus de culture, plus de « véridique », plus de je ne sais quoi…. ? Autant décourager nos propres touristes quand ils visitent Montmartre ou qu’ils veulent s’encanailler à Pigalle.

 Portable : 06 78 96 15 21 Mail : thevenet1@mac.com

Le Delta du Tigre – Argentine

Au nord de Buenos Aires, à 30 km, se situe un immense delta fluvial confluence entre le rio Panama et le Rio de la Plata, sur près de 21.000 km2.  Il reste encore le repaire des jaguars (connu sous le nom de « tigre » en Amérique latine) et qui étaient assez nombreux dans la région au commencement de la colonisation, au début du 19ème siècle.

Les inondations sont une menace permanente pour les 3 500 îlots du Delta, aussi les maisons sont construites sur pilotis,  généralement en bois avec des toits en paille ou en tôle.  Sous la main de l’homme, une petite partie du delta du Tigré est aussi un lieu de villégiature, loin de l’agitation de Buenos Aires et de sa jungle de béton. Le bateau est le seul moyen de parcourir les canaux du delta du panama;  chaque résidence possède son ponton , et parfois sa plage, et, ici, tout se transporte par bateau comme le bois, les articles de ménage et les ravitaillements…

Mobile : 06 78 96 15 21 Mail : thevenet1@mac.com

Quelques couleurs de Marrakech

En prononçant le nom de cette ville, Marrakech, la magie opère. Autre culture et orient du mystère qui se dévoile peu à peu,
Marrakech c’est  une couleur ou plutôt une carnation particulière, une palette harmonieuse qui définie la cité, lui donne une silhouette et une tonalité unique. C’est aussi les petits métiers qui sont à tous les coins de rue; ils résistent à la modernité : échoppes débordant de pacotilles et des plus belles réalisations,  couleurs des cuirs et des étoffes, odeurs des forges et des épices aux sons des outils qui martèlent les cuivres 

Portable : 06 78 96 15 21 – Courriel : thevenet1@mac.com