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le quartier de La Boca, entre vérités et histoires arrangées.

Il faut dépoussiérer les clichés du barrio de La Boca à Buenos Aires

Il n’abrite pas de nombreux habitants originaires d’Italie. Il abritait plus spécialement des Génois (de Gênes en Italie). L’Italie existe seulement depuis 1861. Aujourd’hui La Boca abrite 45.000 habitants, 20 % de cette population est en effet étrangère mais bolivienne, paraguayenne et péruvienne. Quant aux 80 % argentins restant, l’énorme majorité est justement descendante de cette population des pays limitrophes et non plus d’Italie.

C’est au fond des conventillos de ce quartier pauvre qu’est né le tango, à la fin du 19e s.

Le tango est né sur les rives du Rio de la Plata, à savoir dans les villes et zones portuaires de la fin du XIXème siècle. Ce qui englobe donc « aussi » Buenos Aires, et plus spécialement les quartiers ouvriers ou portuaires de la ville comme « EL BAJO » (quartier de Retiro, du coté de ce qui est aujourd’hui la calle Reconquista), San Nicolas (vers Avenida Alem), Montserrat, La Boca, Barracas, Nueva Pompeya, Boedo, Almagro, Avellaneda, ainsi que San Telmo. Mais aussi les autres villes de Rosario, Campana, Zarate, San Nicolas ainsi que Montevideo. La Boca n’a donc aucune exclusivité sur le tango, ni même aucun autre quartier en particulier.

A la Boca les maisons étaient peintes par d’anciens pécheurs qui, pauvres, n’avaient pas les moyens d’acheter des pots et se contentaient d’en trouver de couleurs différentes ce qui explique le bariolage multi couleurs.

Il n’y a jamais eu de pécheurs à la Boca, mais tous étaient des ouvriers ou des dockers. Les premières maisons étaient en effet en tôles ou en bois mais pas peintes. La légende de la peinture apparait dès que les premiers touristes sont passés dans le quartier, on date cette époque à la moitié des années 50. A partir de 1960, le Caminito est peint pour les touristes de couleurs bariolées.

Le Caminito de la Boca un ancien chemin ou les artistes du quartier avaient l’habitude de se réunir pour présenter leurs œuvres.

Le Caminito est tout simplement le tracé d’une voie de chemin de fer qui aboutissait sur le quai (Aujourd’hui avenida Don Pedro de Mendoza). Il n’y a donc jamais eu ni chemin, ni route, ni rue à la place du Caminito. Tout juste un sentier sur les traverses entre les deux rails. Le projet d’ouvrir une nouvelle rue à son endroit date de 1954, et la rue fut ouverte en 1959. Elle fut de suite asphaltée. Les pavés aujourd’hui en place (tout comme les « anciens réverbères, bancs, et éléments urbains » datent des années 1990. Tout est donc kitch. Ce qui est vrai par contre, c’est que Benito Quinquela Martin un artiste habitant le quartier, monte une association au milieu des années 50 pour dégager l’ancienne voie ferrée encombrée d’immondices et la transformer en rue. C’est donc lui qui a rapidement demandée à la ville de la nommée « Caminito » en 1959 et aussi de pouvoir permettre aux artistes (ou pseudo) de venir pouvoir exposer leurs travaux sur le trottoir le dimanche. Il faut attendre les années 1990 pour que la municipalité la rende réellement piétonne.  Ainsi le nom de Caminito provient d’un tango « El Caminito » datant de 1926, écrit par Juan de Dios Filiberto qui s’est inspiré de ce lieu. Oui, il y a bien des peintres qui y exposent à partir des années 1960-1970, mais ne croyez pas que vous pouviez en voir en 1900 ou en 1930.

La Boca est un des plus vieux quartiers de Buenos Aires comme son port.

Le premier port se trouvait un peu plus en amont dans l’actuel quartier de Barracas (d’ou le nom : les baraques, qui servaient à entreposer les marchandises, cuirs, viandes salées et esclaves) et ceci durant l’époque coloniale espagnole, dès le début du XVIIIème siècle. A la même époque La Boca n’existe pas, puisque totalement pris dans des marécages. Il faut attendre un plan de 1888, pour voir enfin les rues tracées portant des noms. La Boca, est au contraire un quartier plutôt récent (130 à 140 ans) en comparaison avec ceux de Montserrat, Retiro, San Nicolas, Balvanera, ou même Belgrano, Flores qui étaient déjà des villages depuis presque 3 siècles. Les maisons autour du Caminito datent en majorité de 1880-1890. La même époque que l’Avenida de Mayo. Ce quartier est lié à l’explosion industrielle de la ville de Buenos Aires de la fin du XIXèeme siècle.

Le nom « Boca » dans les discussions passionnées, c’est aussi l’un des deux plus populaire club de football de Buenos Aires (le second est River Plate). Ce sport, en Argentine, est presque une religion, qui ne laisse personne indifférent. Les dimanches de match la vie s’arrête, et on n’entend plus dans les rues que les hurlements des supporters et le fameux « GOOOOAAAAL » des commentateurs qui peut durer plusieurs minutes ! Le stade de Boca Juniors, surnommé « la Bombonera » pour sa forme de boîte de bonbon, peut valoir le détour un jour de match pour observer la foule des supporters déchaînés, chantant et insultant l’adversaire mais hormis toute la prudence requise, il vous faudra un cours accéléré de lunfardo, l’argot local.

On peut se poser la question si visiter La Boca en vaut la peine quand un temps de séjour est limité. Pour ma part, j’y ai trouvé un véritable plaisir surtout lors de ma deuxième visite. Pour les fans du shopping, et si vous aimez le côté farfouille, on peut se trouver de très beaux objets à des prix plus raisonnables que dans le centre de Buenos Aires. Enfin, si on dénigre ce que l’on peut tout de même considérer comme une attraction touristique, et que l’on préfère plus de culture, plus de « véridique », plus de je ne sais quoi…. ? Autant décourager nos propres touristes quand ils visitent Montmartre ou qu’ils veulent s’encanailler à Pigalle.

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Quelques couleurs de Marrakech

En prononçant le nom de cette ville, Marrakech, la magie opère. Autre culture et orient du mystère qui se dévoile peu à peu,
Marrakech c’est  une couleur ou plutôt une carnation particulière, une palette harmonieuse qui définie la cité, lui donne une silhouette et une tonalité unique. C’est aussi les petits métiers qui sont à tous les coins de rue; ils résistent à la modernité : échoppes débordant de pacotilles et des plus belles réalisations,  couleurs des cuirs et des étoffes, odeurs des forges et des épices aux sons des outils qui martèlent les cuivres 

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Bargemon « La perle du Haut Var »

Au milieu des oliviers, à 500 mètres d’altitude, le village médiéval de Bargemon est tout proche des gorges du Verdon.

« La perle du Haut Var » est connue pour l’eau pure de ses fontaines et ce lieu de pèlerinage se découvre en flânant dans les petites ruelles de son vieux village.

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Menton  » La perle de la France »

La voie romaine  » la via Julia Augusta devait traverser Menton mais c’est au  XIIIe siècle, sous  la seigneurie des Puypin que l’existence de Menton est avérée à partir de  1262.

De cette seigneurie il ne subsiste que le Monastère de l’Annonciade, le dernier vestige de l’antique citée Podium Pini, qui se situait sur la colline séparant les vallées du Carë et du Borrigo.

Construit sans doute vers 1251 sous le règne de Guillaume Vento, les ruines du château de Menton sont devenues Bien national en 1807 pour la somme de 48 francs afin d’y créer le cimetière. Elles seront abattues en 1855 et les travaux de démolition se succèderont jusqu’en 1875. Peu à peu, le cimetière du Vieux-Château prendra l’aspect qu’on lui connaît, dominant Menton, la mer et la baie de Garavan.
Il existe à Menton une légende « fondatrice » : « Lorsque Adam et Eve furent chassés du paradis terrestre, Eve emporta un citron. Adam ne voulant pas qu’elle le garde, lui demanda de s’en débarrasser. Tout au long de leur voyage, Eve ne trouva rien d’assez beau dans les paysages qui mérite d’accueillir ce fruit d’or, jusqu’à ce qu’ils arrivent à Garavan.
Là, le paysage qu’elle vit lui rappela l’Eden perdu. Ils décidèrent de déposer le citron dans ce lieu enchanteur…

Une fois par an,  au même moment que le Carnaval de Nice – entre février et mars – Menton organise sa fête du citron qui dure 3 semaines. Le citron est en effet une spécialité locale, et ceux de Menton ont la réputation d’être exceptionnels.

En 1928, Menton est encore le premier producteur de citron du continent. Un hôtelier a l’idée d’organiser une exposition privée de fleurs et d’agrumes dans les jardins de l’Hôtel Riviera. Le succès est tel que l’année suivante la municipalité reprend l’idée à son compte.  Le terme «Fête du Citron» naît en 1934.

Après une période de déclin, la production mentonnaise est en phase de relance. Une quinzaine d’agriculteurs cultivent le citron dans la région, sur les territoire de Menton : Roquebrune, Sainte-Agnès et Castellar. Ils en produisent chaque année près de 100 tonnes. Dix ans après la création d’une association pour obtenir la reconnaissance de Citron de Menton, l’Indication Géographique Protégée (IGP) vient d’être obtenue.

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