Une boucle en Europe de l’Est

Dresde, la Florence de l’est

Capitale de la Saxe, Dresde est la quatrième ville de l’Allemagne, derrière Berlin, Hambourg et Cologne. Village de pêcheurs en 1206, la ville se développa au début du XVIIème siècle.

Souvent ravagée par les guerres : la guerre de Sept Ans, la bataille de Dresde avec Napoléon 1er, elle fut détruite à plus de 60% à la fin de la seconde guerre mondiale sous les bombardements alliés, du 13 au 15 février 1945.

Tombée dans l’escarcelle soviétique à la fin de la Seconde guerre mondiale, comme beaucoup de villes de la République Démocratique Allemande, durant 45 ans ses trésors architecturaux seront laissés à l’abandon pour de hideux immeubles d’habitations rectangulaires et des grandes avenues servant aux manifestations de masse. La « Florence de l’Elbe » n’en avait plus que le nom.

La reconstruction de Dresde a été très lente, compte-tenu de la réticence des hiérarques du régime à ressusciter les splendeurs du passé : ils voulaient gommer tout souvenir des gloires d’antan et fonder une ville « socialiste ». Après la chute de la dictature communiste en Allemagne en 1989, la reconstruction prit toute son ampleur à partir de 1990 à l’initiative musicien dresdois Ludwig Güttler.

La reconstruction de la Frauenkirche est un des beaux exemples. L’église est rebâtie à l’identique sous le patronage de l’État de Saxe et de l’Église protestante. Une fois le déblayage des gravats achevé, la première pierre du nouvel édifice est posée le 27 mai 1994. Toutes les pièces encore existantes furent soigneusement répertoriées grâce à l’informatique, et celles irrémédiablement détruites reconstruites à l’identique, notamment les cloches et la croix dorée surplombant l’église. Cette croix a été financée par des crédits britanniques, en signe de réconciliation. À l’intérieur de l’église, en 1996, la voûte de la crypte est reconstruite. Les travaux d’assemblage se poursuivent jusqu’en 2002 et la reconstruction totale est achevée à l’automne 2005.

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Wroclaw, la Venise du nord

Traversée par le fleuve Oder, surnommée « Venise polonaise », la ville de Wroclaw, en polonais, Breslau en allemand et jadis Vratislavie en français, devient rapidement un centre économique important, du fait de sa situation géographique dans une région fertile, et par la suite du bassin industriel de la Silésie. Ville universitaire depuis 1702 par l’Acte de l’empereur Léopold 1er, elle compte aujourd’hui dix facultés dans toutes les disciplines.

Polonaise, Wroclaw aura le sort de la région qui passera de la Pologne à la couronne de Bohême, en 1335 (dans le Saint Empire romain germanique), et à l’Autriche en 1526. Elle deviendra prussienne, par le Traité de Teschen en 1779 entre la Prusse et l’Autriche, et intègrera l’Empire allemand en 1871.

A nouveau polonaise par les accords de Potsdam en 1945, la ville repris son ancien nom, Wroclaw. S’ensuivirent des expulsions systématiquement organisées : les populations allemandes, considérées comme une menace pour la stabilité de la future Europe, furent remplacées par les polonais dont une partie venait des territoires perdus par la Pologne à l’est de la ligne Carzon, au profit de l’URSS.

Dernière ville forteresse à tomber (quatre jours après le chute de Berlin), incendiée et pillée, Breslau est détruite à plus de 70%. Aujourd’hui, la vieille ville est presque totalement restaurée et ses monuments préservés. Wrocław a du réinventer son identité pour une population de déracinés. Dé-germanisation violente, puis polonisation de la ville et des mentalités, en 2012, Wrocław n’a pas hésité à faire de son « multiculturalisme » et une supposé tradition de tolérance, ses principaux arguments de campagne afin de devenir Capitale européenne de la Culture pour 2016.

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Cracovie, Le berceau de la vieille république nobiliaire

Datant du VIIe siècle, Cracovie, ancienne ville royale et capitale de la Pologne jusqu’au XVIIe siècle est classée parmi les 12 plus belles villes du monde.

Véritable centre culturel et scientifique du pays avec l’Université Jagellonne, : la plus ancienne université de l’Europe centrale après celle de Prague, le grand poète polonais Adam Mickiewiez définissait Cracovie comme : « Le berceau de la vieille République nobiliaire ». Elle fut aussi un haut lieu de la culture juive.

Karol Wotyla fut évêque puis archevêque de Cracovie avant de devenir pape en 1978. Cette même année, le centre historique de Cracovie a été inscrit au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Durant la seconde Guerre Mondiale, la ville abritait le gouvernement général nazi. Ses environs sont aussi un passé d’horreurs et de tragédies avec le camp de concentration d’Auschwitz ou Kraków-Płaszów, moins connu, qui fut un camp de travail avant de devenir concentrationnaire.

Cracovie, c’est l’histoire de la ségrégation et du massacre de la population juive du quartier de Kazimierz. Des milliers de personnes furent déplacés de l’autre côté de la Vistule à Podgórze, quasiment vidé de sa population non juive. Oscar Schindler, intéressé parle potentiel financier son entreprise d’émail, utilisa cette population moins chère que les Polonais — les salaires étant fixés par le régime nazi d’occupation. Plus tard, interpellé par leur sort, il prend parti pour eux et, aidé de sa femme Emilie ainsi que par son comptable juif Itzhak Stern, il sauve ainsi la vie de plus de 1 100 d’entre eux en les arrachant aux camps d’extermination nazis.

Le ghetto fut liquidé le 13 et 14 mars 1943 et ses habitants déportés à Plaszow, Bełżec et Auschwitz. La grande majorité n’est jamais revenue.

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Budapest, la perle du Danube

Surnommée la perle du Danube, Budapest se déploie de part et d’autre du deuxième plus grand fleuve d’Europe. Le Pont des Chaînes est le premier des sept ponts à être construit entre 1839 et 1849 et sans aucun doute le plus représentatif de la ville qui relie Buda et Pest, restées longtemps rivales.

En 1873 Budapest est créée par la fusion de Buda, capitale de la Hongrie, de Pest et de’Óbuda. Point de peuplement durant la période celte, capitale de Pannonia inférieure à l’époque romaine, au IXe siècle les Magyars ou hongrois, originaires d’Asie centrale, créent le « pays magyar » c’est à dire la Hongrie.

Budapest connait son apogée avec l’ère industrielle du XVIIIe et XIXe siècle mais son histoire est aussi l’épicentre de nombreux conflits qui l’ont profondément marquée : la révolution hongroise de 1848 comme la République des conseils de Hongrie de 1919; l’opération Panzerfaust en 1944, la bataille de Budapest de 1945 et l’insurrection de 1956.

A la fin de la Première Guerre Mondiale, la perte de plus des deux tiers du territoire de l’ancien royaume poussera la Hongrie à soutenir l’Allemagne nazie afin de reconquérir les territoires perdus. Un tiers des 250 000 juifs rassemblés dans le ghetto de Budapest ne survivra pas. Entre fin décembre 1944 et janvier 1945 les razzias nocturnes de miliciens du Parti des Croix fléchées seront les massacres des juifs, des déserteurs de l’armée hongroise et des opposants politiques. Exécutés le long des rives du Danube, leur corps seront jetés dans le fleuve. Le 16 avril 2005, une plaque commémorative a été posée en bordure du fleuve où des chaussures appartenant aux victimes sont fleuries.

Durant les années 1950 à 1960, la ville se remet lentement du siège soviétique mais la démocratisation sera stoppée, écrasée par les chars de l’Union soviétique et Imre Nagy ,son leader porteur d’espoir et de liberté, pendu.

En 1989, à la suite de manifestations répétées, le pouvoir communiste fait place à la démocratie parlementaire.

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Salzbourg, la ville au cent églises

Située à la frontière autrichienne, Salzbourg est célèbre pour y avoir vu naître Mozart. La ville doit son nom au sel : (salz) en allemand et burg ) château), qui fit la fortune de la citée. Traversée par le fleuve Salzach, la ville a de nombreux attraits parmi lesquels le château Mirabell, les théâtres, ses musées et les innombrables églises qui lui valent le nom de ville au cent églises.

Evoquée la première fois en 755, la ville est depuis 739 le siège de l’évêché. La vieille ville historique constitue l’un des plus beaux coins d’Europe et figure au patrimoine culturel de l’Unesco depuis 1997. C’est de la forteresse de Hobensalzburg ou du sommet du Mönsberg que l’on saisit la magnificence des lieux où se conjuguent moyen âge, romantisme, renaissance et baroque.

De nombreux festivals contribuent à la renommée de la ville et en particulier, le « Festival de Pâques »créé par Herber Von Karajan en 1967 et le plus connu, le Festival de Salzbourg fondé parMax Reinhardt et Hugo Hofmannsthal en 1920 et qui a lieu chaque année de fin juillet à fin août.

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